Sur le côté Est de la Grand-Place, se dresse un ensemble de 7 maisons regroupées (du n° 13 au 19)  derrière une façade monumentale (décorée de pilastres dorés à la feuille d'or) :  « LA MAISON DES DUCS DE BRABANT » (observez les 19 bustes des ducs de Brabants qui sont à l'origine de l'appellation du bâtiment).

Au numéro 15,  La « MAISON DE LA FORTUNE  » ( en néerlandais : De Fortuine) ou « MAISON DE LA CORPORATION DES TANNEURS » et l’Estaminet

 

    T KELDERKE (« la p’tite cave » en brusseleir)

 

Grand Place 15, 1000 Bruxelles

 

Ouverture de 12h00 à 23h00

Cette institution de notre capitale vous attend dans une ancienne cave voûtée du XVIIème où règne une atmosphère calme, détendue.

Ambiance « d'autrefois ». Lumière tamisée .

Le décor réside dans sa sobriété et son authenticité. La simplicité est la devise de la maison, dans la cuisine comme dans les manières.

Idéal pour une soirée entre amis, « à la bonne franquette ».

Ils travaillent en circuit court avec des produits de saison, du terroir en évitant le gaspillage. Occasion de découvrir des producteurs belges : la ferme NO PILIFS, fruit Collect

 

Nos Pilifs, c’est une ETA, une entreprise de travail adapté qui fait travailler des personnes porteurs d’un handicap située à Neder-Over-Heembeek.

Le nom Nos Pilifs n’est autre que l’anagramme du patronyme de Nelly Filipson fondatrice de ce centre en 1971.

 

Vous avez entre autre la possibilité d’aller se restaurer à "l’Estaminet", leur restaurant.

Quant à FruitCollect, cette association bruxelloise (située à Saint-Josse-ten-Noode) récolte le trop plein de fruits non consommés dans les jardins de particuliers, chez des grossistes…pour les redistribuer.

 

 

Vous souhaitez organisez un événement ? Privatisez l’ établissement  'T KELDERKE.

 

 

A la carte, on y retrouve aussi les spécialités belges recherchées par les touristes de passage : vol au vent , chicons au gratin, carbonnades à la flamande, waterzooÏ à la gantoise, bloedpens à la bruxelloise

 

Plats que certains restaurateurs aiment revisiter.

Comme vous  pouvez le constater une fois de plus, ce restaurant vous propose des plats bien de chez nous dont quelques explications (peut-être) puissent vous ouvrir l’appétit en connaissance de cause.

 

La lecture n ’est-elle pas aussi une nourriture à consommer sans modération ? 

 

 BLOEMPANCH  (en néerlandais Bloedpens)

 

il est surnommé le steak du pauvre. Cette charcuterie se retrouvait souvent dans l'assiette des familles ouvrières.

 

Sorte de gros boudin sphérique noir composé d'abats, de morceaux de poumon, de lard gras (petits cubes de graisse de porc). A manger froid ou chaud.

 

Dans les Marolles, on appelait le bloempanch " bufsteik mi roiete " (beefsteak avec des carreaux), expression qui qualifiait cette viande piquée de morceaux de graisse, aussi dénommée "Bufsteik van de Congo » ( « steack du Congo », rapport à sa couleur noire).

 

 

La rue de l’Abricotier est surnommée Bloempanchgang en bruxellois, c'est-à-dire l'impasse du Boudin. La légende veut qu'un charcutier aurait jeté un boudin à la tête d'un client et que celui-ci aurait dévalé la rue jusqu'à la rue Haute.

 

Au numéro 7 de la rue de l’Abricotier une fresque intitulée “Entre Aide / Wederzijdse Hulp”, a été réalisée en 2020 par le collectif 7e Gauche sur un mur d’un bâtiment du CPAS, près de l’hôpital Saint-Pierre. En l’honneur des personnes de première ligne dans la lutte contre le coronavirus.

 

Cette fresque s’inscrit dans le parcours street art de la ville.

 

 

 

Tout  comme la fresque de  l'artiste  de Bosnie-Herzégovine , Rikardo Druškić, intitulée "On ne voit bien qu’avec le cœur", (2019) , rue du Marché  aux Peaux (calme).

 

Visible depuis certaines chambres de L'HÔTEL ARIS GRAND PLACERéservez  alors les chambres se terminant par les chiffres 1/2/3/4.

 

 

Le street art fait partie du paysage de l'hôtel Aris Grand Place. Que demander de mieux?

 

Il n’est pas évident de trouver ce "boudin à carreaux «dans les commerces à Bruxelles. Si vous souhaitez en acheter, poussez la porte de la boucherie artisanale Don Luc à Saint-Gilles (Rue Vanderschrick 29) .

Leur boudin blanc est excellent.

 

Stations de métro / prémétro : Porte de Halle (voir blog, épisode……)


 

Occasion de voir l’oeuvre suspendue en hauteur (12 panneaux verticaux) de l'artiste belge De Keyser (1930-2012). Peintre de l’infime et  du poétique.

 

Il était influencé par Roger Raveel (voir blog, épisode..1).

 

 

Nieuwe Visie » (nouvelle vision)

 

Ou la station de pré Métro Parvis de Saint-Gilles (en néerlandais : Sint-Gillisvoorplein)

Comme tout navetteur bruxellois, vous ne serez pas insensible / interpellé par la composition murale en céramiques de l’artiste plasticienne, de formation d'architecte - urbaniste : Françoise Schein (née à Bruxelles mais basée à Paris). 1600m2.

 

Le texte intégral de la Déclaration universelle des Droits de l’Homme (elle aura 75 ans en 2023) s’y inscrit en lettres blanches sans espace sur cette mosaïque bleue en français et en néerlandais.

 

Cette œuvre est appelée Dyades (1993).

 

Artiste des droits humains.

 

Notre « beefsteak avec des carreaux » se vend aussi dans une autre boucherie de quartier « Spek & Boonen » (Rue Blaes 155, 1000 Bruxelles) dans le quartier populaire des Marolles, près de la Place du Jeu de Balle (marché aux puces quotidien, lieu emblématique de Bruxelles).

 

 

Un passionné qui vous sert en 3 langues.

 

Facilement accessible à pieds depuis les hôtels Arbany.

 

 

 

 

LA CARBONNADE  (ou carbonade)  flamande  est un plat typiquement belge, sans aucun doute  le plus connu après les moules frites.

Le terme de "carbonnade" vient du fait qu'à l'origine, les ouvriers des mines de charbon faisaient mijoter leurs restes de viande sur du charbon. Ce plat est ensuite devenu un ragoût à la bière.

 

Le mot vient du latin «  carbo », charbon de bois qui est devenu « Carbon » au XIVe siècle , puis plus tard « carbonade ».

 

Elle est appelée stoofvlees (ragoût ou pot-au-feu) ou rundstoofvlees en néerlandais lorsqu’elle est préparée à base de bœuf.

 

La carbonnade est donc un plat de viande découpée en petits morceaux mijotée dans la bière, avec du pain d'épices et de la moutarde (de chez Bister?)

Bister est une moutarderie belge connue pour sa célèbre moutarde Impériale.

Cette entreprise familiale fondée il y a un peu moins d’un siècle installée à Achène (Ciney) est le plus gros fabriquant de moutarde de Belgique.

 

 

Plat souvent accompagné de frites !

 

Un régal.

 

Il en existe plusieurs variantes, plusieurs interprétations.

 

Le choix de la bière est déterminant. Ce sont les arômes et la puissance de la bière qui vont donner tout le goût à la sauce. 

 

Ce plat typiquement belge (un grand classique) se retrouve sur un grand nombre de menus à Bruxelles.

 

La Carbonade à la bruxelloise est une carbonnade flamande  à la gueuze.

A Willebroeck (commune de la province d’Anvers), depuis la fin du XIXe siècle, une des spécialités s’appelle « la schep » : carbonnade à la viande de cheval.

 

 

 LE VOL-AU-VENT

 

Nombreux restaurants belges inscrivent dans leurs menus / cartes, partie « produits du terroir » ce plat qu’on adore en Belgique.

 

Toutefois, à l’origine le vol-au-vent n’est pas une recette belge, mais française.

 

Au départ, le mot “vol-au-vent” désigne le vidé feuilleté qui contient le plat, qui doit être léger, si léger qu’il s’envole au moindre coup de vent.

 

 

 

Et les fameuses bouchées à la Reine? Nom donné en France en hommage à la Reine Marie (1703-1768) , l’épouse de Louis XV (dit « le Bien-Aimé », 1710-1774) , qui aimait les feuilletages salés./

 

« Chose » quelque peu cocasse si l’on considère le fait que les français n’ont plus de reines. Par contre les belges…

 

Chez nous , c’est devenu un plat de résistance, traditionnellement à base de poule ou de poulet, de boulettes de veau et de ris de veau, et de champignons.

Aujourd’hui, le vol-au-vent est un plat belge d’adoption .

 

Dans le langage populaire, un vol-au-vent désigne une tête, un crâne.

 

 

LE CHICON AU GRATIN

 

Un des « monuments » de la gastronomie belge.

Grand classique de l’hiver.

S’il est question de manger belgo-belge, de saison et savoureux, le chicon, c’est la clef. Les Belges restent les plus gros mangeurs de chicons au monde.

 

Le chicon (endive) est une découverte du XIXe siècle. Sa culture n’a été mise au point qu’en 1850 par le jardinier-chef de la Société d’horticulture belge, Frans Bresiers. C’est par hasard qu’un jour, dans les caves du Jardin Botanique, Bresiers a recouvert de terre des racines de chicorée sauvage et peu après, a découvert un nouveau légume, serré dans ses feuilles, et délicieux avec une plaisante amertume (voir blog épisode …..).

 

 "Witloof" est la première appellation (nom d'origine néerlandaise, « feuille blanche »).

Le  terme “chicon”, on le doit à Frans Bresiers qui s’inspire du nom latin “cichorium” qui désigne la chicorée.

« Chicorée de Bruxelles » une fois ?

 

Ce « Belgian Endive » est de » nos jours encore un légume belge historique de choix.

 

Vous désirez connaître la recette d’un gratin de chicons aux crevettes grises (de plus en plus à la mode!) , consultez le livre « La cuisine belge de Gérard et Adrien » (2015).

 

 

 

 

Une Confrérie des compagnons du witloof a été fondée à Bruxelles en 1975.

 

Elle a pour objet de défendre les traditions et le folklore d’Evere et du Brabant …

 

Les Belges utilisent parfois l’expression « tordre son chicon » . Nul besoin de la définir.

 

 

 

La culture de ce légume « made in Belgium » est inscrite (depuis 2021) sur la liste du patrimoine culturel immatériel bruxellois. Les friteries, la bière et le spéculoos, sont déjà présents dans l’Inventaire.

 

 

 

 

 

 

• Le WATERZOOÏ (ou waterzooi en néerlandais)

 

 

Le waterzooï est un plat traditionnel belge de la ville de Gand, capitale de l'ancien comté de Flandre, localisée sur le fleuve Escaut.

 

Étymologiquement, en vieux flamand, le mot vient de "water" (eau) et du verbe "zooien" (cuire ou bouillir).


 

Plat qui tient au corps et qui réchauffe. En Belgique, le waterzooï, soupe spécialité du pays, ravi les papilles des Belges.

 

Soupe-repas mijotée de viande blanche ou de poisson aux légumes baignant dans un bouillon à la crème.

 

Dans la bande dessinée de René Goscinny (1926-1977) et Albert Uderzo (1927-2020) « Astérix chez les Belges » (24eme album), paru en 1979, ce plat emblématique est mis à l’honneur.

 

En effet, lors d’un banquet, les convives ont l’occasion de découvrir un plat typique de la région, qui n’est autre qu’un délicieux waterzooï !

 

Ce mets est de nouveau évoqué peu avant le combat final, le fameux vers « Waterloo ! Waterloo ! Waterloo ! morne plaine ! » est détourné en « Waterzooie ! Waterzooie ! Waterzooie ! Morne plat ! ».

 

Clin d’œil à «L’Expiation», poème qui évoque la campagne de Russie menée par Napoléon Ier, issu « des Châtiments », recueil poétique et politique de Victor Hugo.

 

 

 

 

 

 

 

 

Lorsqu’il arrive à Bruxelles en 1852, Victor Hugo prend ses appartements dans la Maison du Moulin à Vent sur la Grand-Place. Trouvant l’endroit trop exigu à son goût, il déménage quelques numéros plus loin dans une chambre plus spacieuse de la Maison du pigeon (De duif en néerlandais). Elle fut la maison de la corporation des peintres.

 

 

 

 

« Chère amie, je suis tout ébloui de Bruxelles, ou pour mieux dire, de deux choses que j'ai vues à Bruxelles: l'Hôtel de ville avec sa place, et Sainte-Gudule ».

 

C'est ainsi que Victor Hugo commence une lettre qu'il envoie à sa femme depuis Bruxelles en août 1837.

 

Aujourd’hui, la trace du passage de Victor Hugo dans ce lieu est gravé sur une plaque commémorative fixée à la façade du numéro 27 de la place.

 

Non loin des hôtels Arbany !